J’ai envie de vous entretenir d’une tranche de vie bien juteuse. Mon formidable séjour aux résidences de l’Université Laval, en l’an de grâce 1997. Cette expérience intense figure parmi les plus marquantes de ma vie. Vous trouverez peut-être des échos dans vos propres existences.
Au cours de l’été 1996, je suis un jeune étudiant en science politique, naïf et pas encore totalement irrécupérable. J’habite avec mes parents adorés, quelque part dans la sombre et déprimante banlieue de Québec. Je vis mon premier amour avec une très jolie jeune femme. J’ai un emploi dans un restaurant (avec un patron qui mérite la crucifixion renversée). Bref, je suis logé, nourri, j’ai du pognon et une copine.
Mais tout s’écroule en quelques semaines.
D’abord, la copine me laisse pour son meilleur ami, alors que j’étais convaincu de la fifure de celui-ci. À peine remis de ce choc, mes parents m’annoncent leur départ imminent et définitif pour la campagne. Les rénovations qu’ils doivent réaliser les empêchent aussi de m’offrir un soutien financier. Je dois donc demander à mon employeur (qui mérite le supplice de la roue) d’augmenter mes heures pour me permettre d’amasser un pécule. L’été qui suit est un long cauchemar, marqué par l’abus de boisson, d’interminables voyages en autobus et d’innombrables brimades subies dans la cuisine d’un fou furieux (qui mérite la chaise électrique).
L’échéance automnale approchant, je dois me trouver un logement. Mes recherches sont infructueuses. Trop petit. Trop cher. Trop sale. Ne pouvant me résoudre à sous-louer une piquerie, je prends le chemin de l’office des résidences de l’Université Laval, où, miracle, il reste de la place à la mi-août. J’aurais dû me méfier. J’apprends d’abord que ma chambre est située dans le bâtiment réservé aux garçons. Aucune chance donc d’y rencontrer de jolies nymphes sortant de la douche en catimini. Deuxième déception, en raison de ma demande tardive, je dois me contenter de ce qui reste, c’est-à-dire une chambre située entre les toilettes communes et la salle de chauffage. J’ignore pourquoi, mais une partie significative de mon budget va aux bouchons de cire cette année-là.
Je vais tenter de décrire le plus objectivement possible mon environnement locatif. L’immeuble est bâti selon le très chic style Staline 1952. Carré, verdâtre, profondément déprimant, le pavillon Biermans-Moreau est conçu pour briser toute velléité d’originalité. Les portes s’alignent minutieusement, les unes après les autres, s’ouvrant sur un placard avec un lit et une table. Mon placard (je ne me résigne pas à l’appeler « chambre ») vert hôpital a un mur mitoyen avec la salle de bain commune. Ce qui signifie qu’à deux heures du matin, lorsque le PUB ferme, j’ai droit à un concert de chasse d’eau, qui se prolonge souvent si un de mes condisciples est malade. Quant au mur ouest, il donne directement sur une salle de fournaise, celle-ci s’allumant à toutes les heures l’été, au quart d’heure l’hiver, secouant au passage mes maigres effets personnels. Il est remarquable, quand j’y repense, que je ne finisse pas l’année à l’urgence psychiatrique.
La vie s’organise tout de même. Je collectionne les heures de cours et de travail, réalisant souvent plus de trente heures par semaine dans la cuisine d’un sanguin hystérique (qui mérite d’être publiquement écorché vif) et quinze heures dans les classes du pavillon De Koninck. Ce train de vie ne m’empêche pas de picoler. Troquant ma santé pour mon plaisir, je me satisfais de nouilles à l’eau pendant plusieurs semaines afin de pouvoir vider les pichets de bière du PUB et du Vachon ! Arrivant souvent du travail vers 23h, je rattrape le temps perdu en engouffrant bières et hot-dogs avant d’aller exploser la piste de danse jusqu’aux petites heures du matin, même si j’ai cours à 8h.
Cette période est très dure, mais elle est aussi très formatrice. Encore aujourd’hui, je retire le bénéfice de cette année vécue à fond de train. J’apprends à cuisiner grâce à mon emploi (et un patron qui mérite d’être découpé vivant par un bourreau chinois) ; je comprends la valeur de chaque dollar que je gagne ; je développe une haine profonde pour les abus d’autorité ; j’améliore mon anglais grâce à mes voisins de chambre, tous unilingues anglophones et totalement incapables d’apprendre le français ; je découvre les vertus de l’hygiène, en observant le comportement de quelques hommes des cavernes qui habitent le pavillon et parviennent à passer toute une année sans faire de ménage. Mais surtout, je rencontre la femme de ma vie. Belle, souriante, d’une rafraîchissante naïveté, elle me découvre sur la piste de danse du PUB, alors que je suis complètement bourré. Cette rencontre est encore un mystère pour moi, illustration la plus parfaite de l’effet papillon.
Il y a des années charnières dans la vie de chacun de nous, pendant lesquelles nous apprenons des leçons fondamentales, qui font de nous de véritables êtres humains, autonomes et responsables.
En 1997, je suis devenu un homme.

Ouais j’ai évolué dans cet écosystème 10-12 ans avant toi, pavillon Lacerte….déprimant….mais je n’ai pas sombré dans la bière….je suis restée un an seulement, j’ai traversé à Montréal ensuite.
Je travaillais dans un motel pour un cochon qui ramassait les types avant qu’on commence à faire le ménage des chambres. Ça donne le goût d’étudier longtemps ces cochons de boss.
Des unilingues anglophones à l’Université Laval ! Je n’aurais jamais pensé cela.
«je découvre les vertus de l’hygiène, en observant le comportement de quelques hommes des cavernes qui habitent le pavillon»
Je ne savais pas qu’en observant les hommes de la Kaverne, on pouvait devenir propre et en vivant comme un homme des tavernes, devenir un homme !
Tu avais souvent abordé cette période de ta vie en petits morceaux. Merci d’avoir assemblé ce casse-tête !
J’ai aussi vécu deux ans dans des résidences universitaires, mais ma vie y fut passablement plus terne. Disons que je maigrissais de deux kilos par semaine et les reprenaient la fin de semaine chez mes parents !
Rétrospectivement, ce fut une des périodes les plus dures mais les plus heureuses de ma vie. La rencontre avec ma copine, les amis, la science po, les innombrables brosses… de grands moments, contrebalancés par un environnement locatif immonde et un salopard de patron auquel je souhaite encore aujourd’hui de mourir dans la douleur.
Le 1er janvier 1996, j’étais encore un gamin mal dégrossi, fils de bourgeois, nourri au grain. Le 31 décembre 1997, j’étais devenu un dur, bien décidé à ne plus jamais me faire chier par qui ce soit.
Pour le détail de mes mésaventures avec le chien sale, vous pouvez lire ceci :
http://laplaine.wordpress.com/2009/03/26/jirai-cracher-sur-sa-tombe-2/
Pour le mystère de la rencontre….je vais t’expliquer….
C’est bien évident qu’un universitaire qui danse tout seul bourré de façon chronique a besoin d’une femme…..on l’imagine à jeun et on donne une chance au danseur….
Je ne sais pas si la pitié a été un facteur. Et puis je ne dansais pas tout seul… enfin, je crois. Après deux pichets de mauvaise draft, mon jugement et ma vision était un peu obscurcis.
Disons que nous avions besoin l’un de l’autre…
Il arrive aussi des fois que la candidate potentielle soit elle aussi imbibée…ça aide beaucoup, alors le lendemain seulement est garant de la suite….
“La crucifixion renversée. Le supplice de la roue. La chaise électrique, écorché vif et Découpé vivant.”
Hahaha! Tu as oublié l’écartèlement Nicolas.
Très divertissant cette histoire. Marrant la rencontre amoureuse!
Quand je suis devenus un homme?
Hum, voyons voir. Peut être à l’âge de 18 ans, quand j’ai eu mon premier dossier criminel pour assaut sur un italien. Le pire c’est qu’il était bien plus gros que moi, ce gros lâche. Le tout à commencer, j’étais assis tranquille sur le balcon en regardant les oiseaux et les autos passer. Tout à coup les cris d’un enfant attire mon attention. Je regarde et je vois une italienne du voisinage qui battait son enfant et pourquoi elle le battait cette conne, tous simplement pour qu’il arrête de brailler. Plus qu’il braillait plus elle le battait. La moutarde mes venus au nez et j’ai été la voir pour qu’elle arrête. Le ton a monté et son mari a sorti de la maison……….
Comme toi Nicolas, depuis ce temps-là, je déteste l’abus de pouvoir et la stupidité humaine.
Hilarant comme vous devenez des hommes d’un coup sec….ça ne se passe pas comme ça on dirait pour les femmes….
@ Yves
Il y beaucoup d’autres supplices que je lui souhaite. Le pal, le waterboarding, la vierge de fer… je n’ai jamais eu d’ennui avec la police, par contre. La seule personne à qui j’ai fait du mal dans ma vie, c’est moi-même…
@ SD
Il y a beaucoup plus de détails que je n’ai pas racontés et qui rendent cette histoire encore plus invraisemblable. Nous ne devions pas nous rencontrer. C’était statistiquement impossible. Pourtant, douze ans plus tard…
@ koval
En effet, pour nous, c’est plus simple. Généralement, c’est associé à un acte valorisé parmi les mâles : baiser pour la première fois, crisser une volée à quelqu’un, tenir tête à quelqu’un de plus gros que nous, etc.
«Quand je suis devenus un homme?»
Peut-être le suis-je devenu à 18 ans (si jamais je le suis devenu…) quand j’ai dû trouver des sous rapidement pour payer un avortement à ma blonde de l’époque. Une fois les sous trouvés (sans vol, ni violence), elle est enfin aller voir un médecin pour se faire dire qu’elle était juste en retard (cela faisait trois ou quatre mois !), conséquence du fait qu’elle avait arrêté de prendre la pillule. Ont suivi de nouvelles semaines d’angoisse,car nous ne prenions bien sûr pas de précaution, vu qu’elle était déjà supposée être enceinte… Tout cela s’est terminé de façon sanglante (dans le sens de…), provoquant pour nous deux des sourires de soulagement…
Et c’est ainsi que j’ai pu m’acheter mon premier système de son !
Le fameux rituel de passage….j’ignorais que c’était encore actuel
Dans le cas de Dark Rémi, j’ai cru comprendre qu’il a utilisé le Irish Spring comme rituel de passage….son dernier billet est comique.
@ Darwin
Toute une histoire. Au moins, tout s’est fini en chanson !
@ koval
Bien sûr ! Les rites sont très importants chez les hommes. C’est moins formel qu’autrefois, mais ça demeure important : le premier but marqué au hockey, la première mise en échec solide, la première baise, la première brosse, etc… ce sont des moments marquants dans une vie. Je me rappelle de chacun d’eux avec précision (sauf la première brosse…).
Le Irish Spring, c’est la quintessence de la mâlitude ! Si je pouvais, je demanderais un cirage au Irish Spring pour mon char au lave-auto ! Je laverais mon chien avec ça ! Pourquoi acheter d’autres produits, quand il y a Irish Spring ?
http://darkremiofdoom.wordpress.com/2009/10/16/printemps-irlandais/
Je signalerai que mon anecdote n’a rien à voir avec un rite de passage viril. J’ai d’ailleurs failli écrire plutôt que je ne savais pas si j’étais encore devenu un homme, quand j’ai pensé à cetet anecdote. Ah oui, c’était la même blonde qui était tombé sans connaissance avant le spectacle de Crosby et Nash.
j’ajouterai que je ne connais pas vraiment le Irish Spring, sauf ses pub poches (je n’en ai pas trouvées en français) :
Une belle histoire qui finit bien… Cependant, je ne comprend pas ta haine envers ton ex-patron. Il faut respecter les gens d’affaires tu sais…
Je respecte les gens d’affaires. Sauf lui. Il n’était qu’un chien sale qui exploitait des employés vulnérables et en situation précaire.
Mais il a fait faillite il y a un an.
C’est vrai que c’est une histoire qui finit bien…
“Mais il a fait faillite il y a un an. C’est vrai que c’est une histoire qui finit bien”
Quelle merveilleuse tranche de vie! Je n’ai personnellement jamais pu me résoudre à prioriser l’alcool à la nourriture. C’est ainsi que j’ai investi dans les victuailles et que j’ai fait usage de mon charisme légendaire afin que les autres paient l’alcool à ma place (leur rendant la pareille lorsque j’en avais la possibilité tout de même!) Cette pratique fut plutôt fructueuse car je suis saoul depuis.
Tandis que j’écrivais une réponse qui devenait de plus en plus longue, j’ai plutôt décidé de répondre à la thématique “devenir un homme” à l’aide d’un billet: http://darkremiofdoom.wordpress.com/2009/10/23/devenir-un-homme/
@ Rémi
L’extraordinaire aventure que tu racontes sur ton blogue m’a fait penser à une autre anecdote qui, celle-là, correspond peut-être plus à votre notion de rite de passage.
J’étais chez ma blonde de l’époque, encore la même (nous nous sommes quand même fréquentés près de 4 ans), avec ses 5 soeurs (entre 10 et 22 ans, si je me souviens bien) et sa mère. J’avais 16 ou 17 ans, Tout d’un coup, une de ces dames lâche un cri. Il y avait un rat dans la cuisine ! Pas une souris, un rat gros de même ! Dans cet univers de l’égalité des sexes, sur qui est retombée la tâche de chasser cet intrus, croyez-vous ?
Il était sous le frigo ou la cuisinière. Je réussissais parfois à le faire sortir de sa cachette avec un balai, mais y retournait tout le temps en longeant les murs. J’ai dû déplacer la cuisinière (qu’on appelait bien sûr poêle à l’époque) et le frigo au centre de la pièce. Environ une heure après le début de la chasse, il sort (pas difficile à savoir, au moins 4 ou 5 voix stridentes me le faisaient savoir) finalement pour encore un fois longer le mur.
Cette fois, comme un idiot, je lui bloque le chemin (stratégie que je déconseille). Heureusement pour moi, un sac de papier servant de poubelle était dans le coin. Ayant se qu’il croyait être une porte de sortie, le rat saute dedans. Je ramasse le sac, et au lieu de simplement le sortir dehors, j’écoute ces dames qui me crient «mets-le dans l’eau». Encore une fois, j’agis comme un idiot, m’approche de l’évier, ouvre le rabinet. Réalisant ma stupidité, je recule le sac d’un coup sec. Trop sec. Le choc perce le sac que j’ai toujours dans les mains.
Le rat commence à tomber. Grâce à un réflexe étonnant (pas si étonnant avec la quantité d’adrénaline que j’avais dans le sang), je l’accroche au vol avec un coup de pied qui aurrait permis un botté d’au moins 70 verges au football (bon, disons 50…). Il revole sur le mur avec violence et tombe par terre étourdi. Je l’achève d’un coup de talon sur la tête…
Ce fut mon heure (disons 5 minutes) de gloire ! Que de félicitations ai-je reçu ! Le mâle chasseur venait de sauver les femelles cueilleuses ! Sans blague, je n’ai que rarement senti à ce point l’obligation du mâle qui doit protéger les siens !
Fukin Evil ! Pas sûr que le produit de cette chasse a pu nourrir tes femelles…
Bon OK, j’aurais dû écrire le mâle guerrier ou protecteur… C’était quand même très spécial !
Je te crois sur parole. Moi, je dois régulièrement protéger mes femmes des attaques dévastatrices d’araignées de la taille d’une tête d’épingle. Tu comprends que le sérieux de la menace m’oblige à un courage surhumain. Mais je me fie à mon instinct de guerrier pour surmonter ce terrible danger.
«Je te crois sur parole»
J’espère bien ! Rien n’est inventé. J’aurais pu aussi parler du cliché total des femmes qui montent sur des chaises en criant. Dans ma petite aventure, ce n’était pas un cliché !
J’ai rarement connu des hommes aussi courageux que vous…vraiment vraiment, je suis sincèrement très impressionnée devant autant de vaillance…
C’est pas autant que rémi qui bouffe des carcajous tout crus, mais bon….d’un rituel à l’autre…
Il est vrai que face au courage incomparable de Rémi, j’aurais pu garder ma petite vaillance innocente pour moi…
Darwin, votre technique de chasse au rat est néanmoins un peu tordue il me semble…n’ayant pas toujours d’hommes vaillants sous la main, j’utilise des pièges…ça marche trrrrèèèès bien…
Les pièges, c’est pour les faibles. L’art de la chasse à mains nues se perd, malheureusement… l’autre jour, j’ai combattu un féroce insecte qui tentait de s’en prendre à mon goûter. J’ai finalement triomphé de l’énorme moucheron avant qu’il ne souille mon yaourt.
Un tout cas, moi, je vous félicite les mecs. Des vrais de vrais! C’est quand je lis vos anecdotes de chasse que je suis fier d’être un homme, comme vous.
Darwin, je crois que c’est à ce moment précis que tu es devenus un homme.
Toi aussi Nicolas, qu’elle bravoure, très dangereux les araignées. Tu peux mourir avec seulement une petite morsure. Trop dangereux! Moi j’appelle les pompiers pour les sortirs.
Je dois aussi souvent combattre une bête féroce, un véritable monstre. Le nourrir de chair crue est un exploit, puisqu’il risque de s’emparer aussi de mon bras ! Il faut un sacré courage pour tenir tête à une telle brute.
Il s’agit de Charlie, mon Shih-Tzu d’un an.
Holala, vraiment épeurant ton monstre!
Hô que j’aimerais tant avoir ton courage cher Nicolas.
Je le regarde ton monstre, il m’a l’air épuiser. Est-ce qu’il vient de bouffer le témoin de Jéovah, à moins que ce soit le livreur de pizza?
«j’utilise des pièges»
J’ai dû mal expliquer le contexte… Il y avait sept dames et jeunes filles en détresse autour de moi qui ne cessaient de crier, une ou deux sur des chaises et qui comptaient sur moi pour régler le problème rapidement ! J’aurais dû selon toi leur dire : «bof, prenez un piège et attendez !». Le p’tit cul que j’étais n’avait aucune expériemce des rats, ni des femmes en détresse ! C’est dans le fait d’acquérir cette toute petite expérience qu’il y a là un genre de rite de passage !
Et toi, quand es-tu devenue une femme ?
«Il s’agit de Charlie»
Il ressemble à un Gremlin et a le même nom que la fille de Renart…
@ Yves
En fait, on revenait d’une épuisante marche aux Maizerets. Le pauvre est plutôt court sur patte…
@ Darwin
Je le surnomme le licheux. Il a une langue bionique. Il passe son temps à lécher tout ce qui respire. Si sa bave était du Irish Spring, je n’aurais plus jamais besoin de prendre ma douche.
À mon accouchement, définitivement. C’est pas mal pire que la chasse aux rats et araignées…
Je sais je sais….les pièges c’est pour les femmes et les pas vaillants…..nicolas me l’a dit.
«les pièges c’est pour les femmes et les pas vaillants»
J’en utilise maintenant. Et du poison.
Je conterai peut-être un jour la fois où j’ai tué une souris avec une bibliothèque (authentique !).
@ Koval
«(l’accouchement) C’est pas mal pire que la chasse aux rats et araignées»
Ça, c’est sûr. Mais, n’étais-tu pas déjà femme avant l’accouchement ?
Darwin…
En y réfléchissant mieux, je dirais que même ado, j’étais assez responsable, le départ pour l’université (20 ans), l’arrivée du bébé (22 ans) la mort de mon conjoint de l’époque, un an plus tard, m’adapter au marcher du travail (24-25 ans) ont été des évènements déterminants de ma vie. Disons que j’ai trouvé la vingtaine très très stressante…J’ai eu l’impression de surnager jusqu’à 30 ans. À 30 ans j’étais mature, je n’avais plus peur, j’étais bien installée dans la vie.